Regarder les portraits chinois de Marc Riboud, c’est regarder la Chine vivre et se transformer pendant plus d’un demi-siècle. En effet, Marc Riboud n’a cessé de retourner en Chine depuis son premier voyage en 1957 jusqu’au dernier en 2010 à Shanghai .

Fasciné par ce pays immense et sa civilisation millénaire, il a regardé les Chinois vivre les années Mao, puis sortir du Grand Bond en avant pour forger leur grand boom économique. Dans les rizières, à l’ombre des gratte-ciel, dans les montagnes des peintres, au nord et au sud, il a observé la beauté des visages, la force des gestes, la grâce ou la fatigue des attitudes et, de photographie en photographie, Marc Riboud a dessiné le portrait d’une Chine qui forme à elle seule tout un univers, autre, mouvant, et proche à la fois, un univers dont le regard humaniste du photographe fait émerger, par delà les différences, les incongruités, et le pittoresque, la part d’universalité, celle qui conduit à ce que les images parlent, à leur manière, à chacun d’entre nous.

RODEZ - Galerie Foch Marc RIBOUD

A propos :

Marc Riboud est né en 1923 à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. À l’Exposition universelle de Paris en 1937, il prend ses premières photographies avec le petit Vest-Pocket Kodak offert par son père pour ses 14 ans. En 1944, il participe aux combats dans le Vercors. De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’Ecole centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie.

En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

En 1955, via le Moyen-Orient et l’Afghanistan, il se rend par la route en Inde, où il reste un an. De Calcutta, il gagne la Chine en 1957 pour un premier long séjour avant de terminer son périple en Extrême-Orient par le Japon où il trouve le sujet de son premier livre : Women of Japan.

En 1960, après un séjour de trois mois en URSS, il couvre les indépendances en Algérie et en Afrique subsaharienne. Entre 1968 et 1969, il effectue des reportages au Sud ainsi qu’au Nord Vietnam, où il est l’un des rares photographes à pouvoir entrer. Dans les années 1980-1990, il retourne régulièrement en Orient et en Extrême-Orient, particulièrement à Angkor et Huang Shan, mais aussi pour suivre les changements immenses et rapides de cette Chine qu’il connaît depuis trente ans.

En 2011, Marc Riboud fait une dation au Musée national d’art moderne (Centre Georges Pompidou) d’un ensemble de 192 tirages originaux réalisés entre 1953 et 1977. De nombreux musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc. Il a reçu plusieurs récompenses dont deux prix de l’Overseas Press Club, l’ICP Infinity Award, et le prix Nadar pour son livre Vers l’Orient, (éditions Xavier Barral).

Marc Riboud est décédé le 30 août 2016, à Paris.

 

Plus d'infos : www.marcriboud.com

Infos pratiques :

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 13h à 19h

Galerie Foch - Place Foch - 12000 Rodez

Avec le partenariat d'AVEYRON CULTURE - Mission Départementale

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